Les facteurs de risque de l’incontinence urinaire
Cela peut-il m’arriver ?
L’incontinence urinaire est un problème bien trop courant chez la femme. Une femme sur trois est incontinente é partir de 45 ans, et une femme sur deux à partir de 65 ans. Pour comprendre l’impact éventuel de votre état de santé et de vos choix de vie sur le risque de survenue d’une incontinence urinaire ultérieure, il est important de connaître les principaux facteurs de risque.
La grossesse
Étant donné les tensions et distensions que subit le corps de la femme pendant la grossesse, comment s’étonner que les muscles pelviens puissent en être affaiblis ?
Une comparaison avec des femmes n’ayant pas encore eu d’enfant a permis d’établir un lien entre la grossesse et l’incontinence urinaire : les fuites urinaires se sont avérées plus fréquentes chez les femmes ayant eu au moins une grossesse. Une autre étude a démontré que l’incontinence urinaire d’effort touchait à peu prés la moitié des femmes pendant la grossesse, bien que les symptômes cessent souvent rapidement après l’accouchement. Dans certains cas toutefois, ces symptômes ne disparaissent que pour revenir des années plus tard. En bref, la baisse de la force musculaire du plancher pelvien et la descente du col de la vessie qui se produisent chez certaines femmes après l’accouchement prédisposent ces femmes à l’incontinence urinaire d’effort.
L’accouchement et les naissances multiples
Les efforts et les tensions de l’accouchement peuvent parfois affaiblir ou endommager les muscles pelviens et entraîner une incontinence urinaire ; celle-ci est en effet encore plus fréquente après des naissances multiples, la naissance d’un gros bébé ou un accouchement difficile. Si cela vous inquiète, parlez-en à votre médecin avant votre accouchement.
Le vieillissement
Bien que l’incontinence urinaire féminine soit fréquente à tout âge, sa prévalence varie selon la forme spécifique d’incontinence. Le risque de présenter des symptômes d’incontinence urinaire d’effort augmente parallèlement à la perte de force et de tonus musculaire associée au vieillissement. Si 33 % des femmes de plus 45 ans souffrent d’incontinence urinaire, ce chiffre atteint 50 % chez les femmes de plus de 65 ans. L’incontinence urinaire d’effort culmine en général entre 50 et 60 ans. Toutefois, l’incontinence mixte est plus fréquente chez les femmes âgées.
Les antécédents de chirurgie pelvienne, notamment l’hystérectomie
Selon certaines études, l’hystérectomie serait un facteur de risque d’incontinence urinaire d’effort ; d’autres études n’ont par contre pas établi de lien concluant entre les deux. Si vous envisagez une hystérectomie ou une autre intervention pelvienne, parlez à votre médecin des inquiétudes que vous pouvez avoir.
Les maladies
Les problèmes thyroïdiens se sont avérés augmenter le risque d’incontinence urinaire d’effort. Le tabagisme augmente le risque des trois formes d’incontinence urinaire. Les affections neurologiques telles que la maladie d’Alzheimer, la démence, ou encore la maladie de Parkinson, peuvent affecter les muscles qui contrôlent l’écoulement de l’urine et constituer un facteur de risque d’incontinence par impériosité.
L’obésité
Un IMC (indice de masse corporelle) élevé est en général associé à un risque accru des trois types d’incontinence urinaire : en effet, le surpoids augmente les tensions sur les muscles et les ligaments du plancher pelvien.
Les traumatismes et l’exposition aux radiations
Les traumatismes et l’exposition aux radiations peuvent aussi être des facteurs de risque de survenue d’une incontinence urinaire.