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Incontinence urinaire — Questions fréquentes
Plus vous serez informée, plus il vous sera facile de parler de l’incontinence urinaire avec vos amies, votre famille, et surtout avec votre médecin. Pour acquérir une connaissance approfondie de votre affection, lisez les questions et les réponses suivantes. Et pour en savoir plus, faites le test sur l’incontinence urinaire ou lisez les questions à poser à votre médecin. Lorsque vous comprendrez que vous n’êtes pas seule et que vous n’êtes pas obligée de vivre avec ce problème, vous retrouverez la confiance nécessaire pour passer à l’étape suivante.
Questions sur l’incontinence urinaire et ses symptômes
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Suis-je la seule à en être atteinte, ou l’incontinence urinaire est-elle une affection courante ? |
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Non, vous n’êtes pas la seule. L’incontinence urinaire est une affection très courante. En fait, une femme sur trois est touchée par une ou plusieurs formes d’incontinence urinaire.
Et pourtant, de nombreuses femmes sont gênées d’en parler, même à leur médecin, et gardent le silence. Aux États-Unis seulement, 13 millions de femmes sont atteintes d’incontinence urinaire d’effort (une forme d’incontinence urinaire) ; pourtant, seules 16 % d’entre elles recherchent un traitement. Si le pourcentage de femmes traitées est si bas, c’est qu’elles ont souvent honte des symptômes, manquent d’informations sur les options thérapeutiques disponibles, ou croient à tort que l’incontinence est une fatalité systématiquement associée à l’âge et aux accouchements.
Remarque : Bien que l’incontinence urinaire soit 2 à 4 fois plus courante chez la femme que chez l’homme, c’est un trouble extrêmement répandu chez les adultes des deux sexes. Si vous êtes à la recherche d’informations sur l’incontinence urinaire chez l’homme, cliquez ici.
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Quelle est la gravité de l’incontinence urinaire ? |
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L’humidité et l’odeur associées à l’incontinence urinaire peuvent avoir un impact considérable sur la qualité de vie. Des études établissent même un lien entre l’incontinence et la dépression et l’anxiété ; ses symptômes potentiellement embarrassants stigmatisent les personnes qui en souffrent. Certaines femmes atteintes d’incontinence grave évitent toute intimité sexuelle, limitent leurs activités quotidiennes (évitant en particulier les sites ne comportant pas de toilettes), portent des vêtements sombres et recourent aux couches et aux protections pour masquer leurs symptômes.
Outre son impact négatif sur le bien-être, l’incontinence urinaire féminine a également un impact financier considérable, représenté par l’achat à vie de couches et de protections ainsi que par les frais médicaux connexes.
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L’incontinence urinaire n’est-elle pas tout simplement une conséquence naturelle du vieillissement ou des accouchements ? |
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C’est vrai, les efforts imposés à l’organisme par la grossesse et l’accouchement peuvent affaiblir ou endommager les muscles du plancher pelvien. L’âge peut aussi entraîner une baisse de la force et du tonus musculaires. Mais une vie grevée par les symptômes de l’incontinence urinaire n’est pas pour autant une fatalité ! Il existe plusieurs options de traitement qui pourront vous aider à retrouver le contrôle de votre vessie et à vivre une vie plus pleine et plus riche. |
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Quand faut-il commencer à envisager sérieusement un traitement chirurgical de l’incontinence ? |
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Avez-vous essayé de gérer vos symptômes ou de modifier vos comportements sans obtenir de résultats tangibles ? Si l’incontinence urinaire pèse aujourd’hui sur vos décisions, si elle a un impact sur vos déplacements et vos activités, il est peut-être temps d’envisager une intervention chirurgicale. Demandez à votre médecin quelles sont vos options. |
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L’incontinence urinaire non traitée s’aggrave-t-elle avec le temps ? |
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Il n’y a malheureusement pas de réponse simple à cette question. Certaines femmes souffrent de rares fuites urinaires, qui ne s’aggravent pas avec le temps. D’autres présentent, après une naissance ou une intervention chirurgicale, des symptômes qui s’améliorent à mesure qu’elles retrouvent leur tonus musculaire. Chez d’autres encore, les symptômes d’incontinence urinaire progressent au point qu’il devient impossible de les gérer par de simples modifications du comportement ou des produits pour l’incontinence.
Que l’incontinence urinaire vienne d’apparaître ou que vous la supportiez depuis un certain temps, vous devez savoir que le fait de noter vos symptômes vous aidera - et aidera votre médecin - à surveiller l’évolution de votre affection. Notez les symptômes lorsqu’ils se présentent. Notez également leur gravité et les circonstances qui les entourent. Cliquez ici pour accéder à un calendrier de symptômes facile à utiliser.
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Questions sur les traitements et interventions chirurgicales dans l’incontinence urinaire
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Je ne suis pas prête à subir une intervention chirurgicale. Quelles sont les autres options ? |
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Selon la gravité de vos symptômes d’incontinence urinaire, quelques modifications simples apportées à votre mode de vie pourront peut-être les minimiser, voire les éliminer. Allez plus souvent aux toilettes, limitez les prises de liquides le soir et pratiquez tous les jours des exercices de rééducation (parfois appelés « exercices de Kegel ») ; il se peut que votre état s’améliore.
L’utilisation d’un dispositif appelé pessaire apporte un soulagement à certaines femmes. Il s’agit d’un anneau de silicone qui, placé dans le vagin, fournit un soutien complémentaire aux muscles du plancher pelvien.
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L’incontinence peut-elle être traitée par des médicaments ? |
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La prise quotidienne de médicaments tels que DetrolLA® peut traiter avec succès les symptômes de l’incontinence par impériosité (également appelée vessie hyperactive).
Il n’existe toutefois actuellement aucun médicament pour traiter l’incontinence urinaire d’effort.
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Que faire si les médicaments sont inefficaces ? |
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Si les médicaments ne font pas disparaître les symptômes de l’incontinence urinaire par impériosité, vous souffrez peut-être d’incontinence mixte, une association d’incontinence d’effort et par impériosité. Prenez rendez-vous avec un spécialiste qui pourra poser un diagnostic précis et vous indiquer quelles sont vos options. |
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Quelle est l’option chirurgicale qui me convient ? |
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C’est une décision qui ne peut être prise que par vous-même et votre médecin. Il convient en particulier de considérer :
- La gravité de vos symptômes
- Votre état de santé actuel
Demandez à votre médecin quels sont les avantages et les risques d’une éventuelle intervention avant de prendre votre décision.
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Il y a quelques années, ma mère a souffert d’incontinence urinaire et a dû être hospitalisée. Dois-je m’attendre à la même chose ? |
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Les options chirurgicales, telles que la procédure de Burch, sont considérées comme plus invasives et peuvent imposer une hospitalisation et une durée de récupération plus longues. Heureusement, les progrès médicaux offrent aujourd’hui aux femmes des options efficaces et durables qui minimisent aussi la douleur et abrègent la durée de récupération. Dans la plupart des cas, après une pose mini-invasive de bandelettes, les femmes peuvent reprendre rapidement leurs activités légères. |
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Et si j'ai des projets de maternité ? Quelles sont mes options de traitement ? |
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La grossesse exclut la pose d’une bandelette. Si vous avez des projets de grossesse, la pose d’une bandelette n’est peut-être pas non plus la solution qu’il vous faut. Les efforts imposés aux muscles du plancher pelvien par la grossesse risquent d'annuler les avantages de l’intervention. Discutez-en avec votre médecin et faites-lui part de vos éventuels projets de maternité. |
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Le traitement chirurgical de l’incontinence urinaire est-il douloureux ? |
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Les techniques chirurgicales les plus invasives sont en général associées à une récupération plus longue et à une douleur et une gêne plus importantes. Par contre, les nouvelles techniques mini-invasives de pose de bandelette permettent de pratiquer des incisions plus courtes ; en conséquence, la gêne est moindre et la durée de la récupération abrégée. Comme dans la plupart des interventions chirurgicales, une inflammation ou une irritation peuvent cependant survenir. Si c’est le cas, parlez-en à votre médecin ; il pourra vous prescrire un médicament pour atténuer la gêne. |
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J’envisage la pose d’une bandelette, mais le treillis chirurgical m’inquiète. Est-ce que je le sentirai lorsqu’il sera en place ? Risque-t-il de tomber ? |
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Le treillis est très largement utilisé en chirurgie depuis 1965 et a été implanté chez des millions de patients. Sa matière douce et poreuse permet aux tissus de s’y développer pour l’ancrer solidement dans votre organisme et assurer un meilleur soutien. Le treillis étant léger, doux et flexible, vous ne le sentirez pas après l'intervention.
L’érosion du treillis, bien que rare, est possible. Demandez à votre médecin quel type de treillis chirurgical il prévoit d’utiliser, ainsi que les taux de succès et de complications spécifiquement associés à ce treillis.
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En plus de l’incontinence urinaire d’effort, je pense avoir un prolapsus vaginal. Si mon médecin pose le même diagnostic, les deux problèmes pourront-ils être traités en même temps ? |
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Dans de nombreux cas, la réponse est oui. Les études indiquent même qu’une procédure chirurgicale réparatrice du prolapsus est associée à l’intervention pour incontinence urinaire d’effort chez plus de 40 % des femmes. |
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Quel est le coût de l’intervention chirurgicale pour traiter l’incontinence urinaire ? |
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Seul votre médecin peut répondre à cette question. Les coûts varient en général selon la technique choisie. La plupart des nouvelles techniques mini-invasives sont moins coûteuses que les techniques invasives plus complexes, souvent associées à des durées de récupération et à des séjours hospitaliers plus longs. Sachez également que la pose de bandelette est prise en charge par l’Assurance Maladie. Pour en savoir plus, cliquez ici. |
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Questions sur les effets secondaires des interventions chirurgicales
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Quelle est la durée type de récupération après une intervention chirurgicale mini-invasive dans l’incontinence urinaire ? Serai-je hospitalisée ? |
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Dans la plupart des cas, la pose d’une bandelette sous-urétrale est pratiquée en ambulatoire. Vous pourrez rentrer chez vous quelques heures après l’intervention, et reprendre rapidement vos activités légères normales. Pour permettre la cicatrisation, vous devrez cependant éviter d’avoir des rapports sexuels, de soulever des charges importantes et de pratiquer des exercices physiques vigoureux pendant six à huit semaines. Suivez scrupuleusement les instructions de votre médecin. |
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Quelles sont les complications des interventions chirurgicales mini-invasives ? |
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La pose d’une bandelette sous-urétrale, qui nécessite une intervention chirurgicale, n'est pas recommandée dans tous les cas. Avant d’opter pour une intervention, vous devez bien en connaître les risques, notamment :
- Inflammation et irritation
- Infections urinaires, symptômes d’impériosité et difficultés à uriner
- Dans de rares cas, une infection, une érosion ou la perforation d’un vaisseau sanguin ou de l’urètre peuvent se produire
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Les symptômes d’incontinence urinaire peuvent-ils revenir ? Devrai-je subir une nouvelle intervention ? |
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Dans certains cas, l’intervention doit être répétée. Une grossesse ultérieure peut, par exemple, provoquer une nouvelle incontinence. N’hésitez pas à discuter des avantages et des risques avec votre médecin. |
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Évitez les fuites !
Dans le cadre d'une étude, plus de 90 % des femmes ont retrouvé le contrôle de leur vessie après la pose d’une bandelette Monarc® AMS. Pour en savoir plus sur la pose de bandelettes AMS, cliquez ici.
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