Comprendre le secret partagé par une femme sur trois
L’incontinence urinaire est tout simplement la perte du contrôle de la vessie. C’est un problème bien plus courant que vous ne le pensez. Il est très vraisemblable que vous-même, ou une personne de votre entourage (votre mère, votre sœur ou votre meilleure amie) gériez de votre mieux ce problème potentiellement embarrassant. Il est regrettable que de nombreuses femmes ignorent qu’il existe des options de traitement efficaces pour aider les femmes à retrouver confort et confiance en elles.
Saviez-vous qu’il existe plusieurs types d’incontinence urinaire féminine ?
- L’incontinence urinaire d’effort — Elle est provoquée par le relâchement ou la détérioration des muscles du plancher pelvien. S’il vous arrive de perdre de façon inattendue le contrôle de votre vessie lorsque vous la soumettez à une tension, en particulier lorsque vous toussez, éternuez, soulevez des charges ou piquez un fou rire, vous en êtes peut-être atteinte.
- L’incontinence par impériosité (vessie hyperactive) — Elle résulte d’une hyperactivité des muscles qui entourent la vessie. Si vous ressentez un besoin soudain et irrépressible d’aller aux toilettes, même si vous en venez, sans pouvoir vous retenir assez longtemps pour y arriver, il s’agit peut-être d’incontinence par impériosité.
- L’incontinence mixte — Si ces deux situations vous sont familières, vous souffrez peut-être d’incontinence mixte, une association d’incontinence d’effort et par impériosité.
Il existe d’autres formes, plus rares, d’incontinence urinaire, en particulier l’incontinence par regorgement et l’incontinence transitoire.
Quelques notions d’anatomie : des modifications anatomiques peuvent être à l’origine d’une incontinence urinaire
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Femme continente Les muscles et ligaments de la région pelvienne soutiennent la vessie et l'urètre dans leur position normale. Ils permettent également de contrôler la miction, en comprimant alternativement l’urètre pour retenir l’urine, ou la vessie pour la vider. |
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Incontinence urinaire d’effort Lorsque les muscles du plancher pelvien et l’anneau musculaire qui entoure l’urètre (le sphincter urinaire) ont été affaiblis ou détériorés par la grossesse, les accouchements, la ménopause ou d’autres causes, il est possible que l’urètre n'occupe plus sa position anatomique et ne puisse plus se fermer complètement. Lorsqu'une femme tousse, éternue ou rit, la pression soudaine exercée sur la vessie peut être difficile à gérer pour les muscles affaiblis, et entraîner une perte de contrôle momentanée de la vessie embarrassante. C’est l’incontinence urinaire d’effort. |
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Incontinence urinaire par impériosité Si le résultat final peut être identique, l’incontinence urinaire par impériosité résulte d’un ensemble de circonstances bien différent. Lorsqu’une infection, une lésion, une maladie ou un trouble neurologique perturbent les communications nerveuses entre la vessie et le cerveau, celui-ci peut recevoir des indications erronées et envoyer un signal indiquant que la vessie doit être vidée, même lorsqu’elle n’est pas pleine. Le cerveau commande alors aux muscles entourant la vessie de se contracter, parfois de façon trop soudaine pour laisser le temps d’arriver aux toilettes. |
Une vie suspendue : incontinence urinaire et qualité de vie
Dans une étude sur la qualité de vie, plus de 40 % des femmes ont répondu que l’incontinence perturbait leur travail et leurs activités quotidiennes. Elles ignorent peut-être, comme bien d’autres, qu’elles ne sont pas obligées de gérer ce handicap par des visites fréquentes aux toilettes et le port de protections inconfortables. Grâce aux progrès médicaux, beaucoup de femmes peuvent aujourd’hui revivre.